mercredi 16 juin 2010

J'y vais pas à pas, mais j'ai l'impression que la situation se modifie doucement. J'avais peur, je n'ai plus peur. C'était stupide d'avoir peur, mais c'était ainsi. Maintenant, je pense avec amusement à beaucoup plus de choses. Des thèmes que j'envisageais avec amertume ne me parraisse plus si grave, et c'est un bien.

C'est un bien parce que j'aurais bien voulu, déjà, être "au delà" de certains désirs, de certaines frustrations, mais je n'y parvenais qu'intellectuellement. Au fond, je voulais des trucs. Exemple : je me suis focalisé tout un temps sur un certain service à thé de maman, que je veux. Et je me suis persuadée qu'elle le voudrait. Je me vois en train de ma battre avec elle, de me disputer.

Au fond c'est stupide : maman avait deux services à thé. L'un, nous l'avons beaucoup utilisé, il est joli, doux, suave ; l'autre possède plus d'élégance surannée. Maman m'a ensuite offert un service à thé qui n'est qu'une pâle imitation, en moins joli, de celui que nous avons utilisé. Pendant longtemps, j'ai utilisé le mien, offert, en pensant à l'autre, que j'aurais aimé avoir.
Depuis qu'il est question de partage, j'ai immédiatement pensé au bleu, que nous avons utilisé ; j'ai imaginé qu'elle le voudrait aussi, car elle doit s'en souvenir. Je me suis obligé à penser que j'allais récupérer l'autre. Pour ne pas faire d'histoire. A force d'y penser, l'autre m'a paru plus beau, plus classique. Mais si j'y pense, j'aime l'un d'une façon plus affectueuse, tandis que l'autre me semble plus beau. En définitive, je m'en moque.

Si je m'en moque, nous pouvons donc procéder au partage et je n'ai rien à perdre, je veux dire, rien d'affectif à risquer de perdre. Car c'est l'affect qui prime.

mardi 15 juin 2010

C'est incroyable le bien être et la sérénité que certaines oeuvres d'art peuvent apporter, comme celle-là. Les artistes sont aidés par Dieu.

La chambre rose

Cette chambre me décevait, toujours.

par les yeux de l'imagination, moi lectrice, je la voulais indienne, orientale, mystérieuse, ou bien anglaise, russe, surannée, surchargée ; j'y mettais des tableautins au mur, des miroirs, une psyché, un bonheur du jour, une bergère... Tous ces mots me plaisaient autant que les objets auquels ils renvoyaient et je les voulais dans cette chambre. Et puis, par la fenêtre il y aurait eu des roses.
Mais telle n'était pas la vérité. Le sol était un laid lino. Le lit, un lit simple en rotin, et l'armoire, une simple bonnetière dont la porte, tendue du même vichy rose que les rideux et le dessus de lit, évoquait le mobilier d'une petite bonne du XIXème siècle. Rien qui fasse rêver. Mais je voulais rêver ; j'étais déçue à chaque fois que j'entrais dans la pièce..

vendredi 11 juin 2010

Donc la salle de bain.

Elle se trouvait au bout d'un couloir, dans lequel deux autres portes s'ouvraient : celle de la chambre rose et celle de la chambre des parents (en fait mes grands parents).

On entrait dans ce couloir par une porte. La porte de la chambre des parents se trouvait juste à droite de cette porte, parfois on se carambolait un peu : dans la chambre des parent, quelqu'un ouvrait la porte et se trouvait nez à nez avec une autre personne, qui ouvrait la porte du couloir.

En revanche, la porte de la chambre rose était à la moitié du couloir. Le mobilier de cette chambre était tout en osier, et le dessus de lit en vichy rose. Les portes de la petite armoire étaient tendues de vichy rose. D'où le nom.

dimanche 6 juin 2010

On peut partir de la salle de bain, car c'est l'été et j'y associe toujours l'été.

C'était une pièce vaste, à carreaux blancs. Il mesemble qu'il y avait aussi des carreux bleus.

Elle était tout en long.

On entrait, et à gauche il y avait un meuble ; puis la fenêtre, ouvrant sur l'allée, en bas. Puis la baignoire sabot, et les toilettes au fond.

L'été, il faisait chaud et quand je prenais ma douche, le soir, cela faisait tout une ambiance : j'avais eu chaud, j'étais sale et pleine de terre et de sable. La fenêtre restait ouverte et je me souviens très bien de l'ambiance bien particulière qui y régnait, cette humidité tiède et odorante. A cette odeur, j'associe la sensation de fatigue qui vient en fin de journée, quand on a couru comme un enfant, et que tous les membres sont engourdis d'une fatigue et d'une pesanteur due à la chaleur entre autre.

samedi 27 mars 2010

Je me suis acheté un mixer

parce que j'ai décidé de manger de la soupe.

j'ai fait cuire dans l'eau les légumes, parce qu'on fait comme ça, et j'ai plongé le mixer dedans.

Mais en le ressortant, j'avais laissé mon doigt sur le bouton et je m'en suis mis partout.

En plus, les enfants n'aiment pas la soupe.